Habiter l’ancien en 2024 : pourquoi la ventilation devient un enjeu de confort majeur
Depuis 2020, l’attention portée à la qualité de l’air intérieur s’est intensifiée, en particulier dans les logements anciens. Cette préoccupation relève d’un triple constat : un parc immobilier vieillissant, souvent humide ; des enjeux sanitaires plus visibles post-Covid ; mais aussi une évolution réglementaire qui oblige à repenser le confort au-delà de l’isolation thermique. Selon l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), 64 % des Français vivent dans un immeuble construit avant 1975, donc souvent dépourvu de dispositif de ventilation efficace (OQAI).
Sur le terrain, cela se traduit par une prévalence accrue des problèmes d’humidité – près d’un quart des ménages rapportaient en 2023 au moins une pièce touchée selon l’Enquête nationale logement. Les conséquences dépassent l’image d’un simple inconfort : moisissures, condensation, odeurs, dégradation des matériaux et hausse des risques allergiques sont le quotidien de nombreux foyers, tout particulièrement dans les centres-villes anciens ou zones rurales, là où la précarité énergétique aggrave encore la situation (ONPE, 2023).