Vers un nouvel équilibre ? Ce que disent les tendances récentes
La France de l’habitat reste marquée par la quête d’espace et l’aspiration à l’autonomie, mais l’organisation résidentielle continue à se transformer sous l’effet conjugué des mutations démographiques, des arbitrages économiques et des injonctions environnementales.
Si la taille moyenne du logement reste relativement stable depuis 2020, les dynamiques sous-jacentes produisent de nouvelles lignes de fracture : entre petite et grande couronne, locataires et propriétaires, générations contraintes ou mobiles, et, de plus en plus, entre ceux qui subissent un sous-dimensionnement de leur habitat et ceux qui profitent de surfaces excédentaires. La capacité d’adaptation – du parc comme des politiques publiques – sera plus que jamais déterminante pour répondre à l’ampleur des défis à venir.
| Indicateur |
2020 |
2024 |
Source |
| Superficie moyenne résidence principale (France métrop.) |
91 m² |
91 m² (stable) |
INSEE, FAP |
| Taille moyenne des ménages |
2,28 personnes |
2,25 personnes |
INSEE |
| Part des personnes seules |
33 % |
35 % |
INSEE |
| Part des familles monoparentales |
8,5 % |
9 % |
INSEE |
| Part de surpeuplement |
7,6 % |
7,9 % |
FAP |
Sources principales : INSEE, Enquête Logement (dernières éditions) ; Fondation Abbé Pierre, Rapport sur l’État du mal-logement 2024 ; APUR ; Fédération des Promoteurs Immobiliers.