Des contrastes frappants entre zones tendues et territoires « détendus »
La répartition géographique des constructions neuves n’a jamais été aussi segmentée. Les zonages définis par le Ministère du Logement (zones A, B1, B2, C) révèlent que l’effort de construction est très concentré dans une cinquantaine de grandes aires urbaines (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes...), au détriment des territoires ruraux ou des villes petites et fragilisées (Creuse, Ardennes, Nièvre).
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Les zones tendues (A et B1) : Paris, la Côte d’Azur, le Genevois, les métropoles du littoral atlantique, la couronne lyonnaise concentrent 55 % des logements autorisés pour 35 % de la population, selon le Commissariat Général au Développement Durable.
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Les zones « détendues » : Le Massif Central, le Centre-Val de Loire hors Orléans et Tours, ou le Nord-Est rural peinent à dépasser 2,5 logements neufs pour 1 000 habitants (contre une moyenne française à 5,4).
En parallèle, les territoires touristiques affichent une dynamique à part : la Savoie-Bonneville ou le littoral landais construisent massivement des résidences secondaires, provoquant par ailleurs une tension sur l’accès au logement des permanents.