MaPrimeRénov’ : la pierre angulaire du dispositif actuel
Créée en janvier 2020, MaPrimeRénov’ est devenue le principal outil de soutien à la rénovation, avec un budget annuel passant de 800 millions d’euros en 2020 à plus de 3,1 milliards en 2023 (source : Ministère de la Transition énergétique, chiffres parlementaires). La prime, fusion du Crédit d’Impôt et d’une ancienne aide de l’ANAH, est attribuée sans condition de propriété, pour les propriétaires occupants mais aussi pour les bailleurs, avec des barèmes différenciés selon les revenus.
- Quels travaux ? Tous les travaux concourant à l’efficacité énergétique d’un logement de plus de 15 ans : isolation, changement de chauffage, ventilation, rénovation globale, etc.
- Combien ? Le montant dépend de la nature des travaux et du niveau de ressources (classified en quatre profils de foyer, des “bleus” aux “roses”). À titre d’exemple, une isolation des murs peut être subventionnée jusqu’à 75€/m² pour les ménages modestes.
- Plafond : Jusqu’à 20 000€ sur 5 ans pour une rénovation globale performante (avec gain d’au moins deux classes énergétiques DPE).
- Quelles limites ? Accent mis depuis 2022 sur les “rénovations d’ampleur”; pour lutter contre les effets d’aubaine et le saupoudrage, les coups de pouce sur les “mono-gestes” sont, depuis 2024, moins avantageux.
Bilan : 1 560 000 dossiers MaPrimeRénov’ acceptés entre 2020 et janvier 2024, mais seulement 80 000 rénovations globales vraiment performantes (source : Agence nationale de l’habitat [ANAH], 2024), signe d’une difficulté à massifier la performance et à accompagner les ménages sur des parcours longs et complexes.