Vers une accélération ou un durcissement ? Les tendances à venir (2024-2025)
Réorienter la production de logements, accélérer la transition écologique, tout en préservant l’accès à la propriété : l’équilibre des prochaines années s’annonce complexe. Plusieurs signaux émergent.
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CRMA (Code de la Résilience pour la Modification des Autorisations) : en 2024, l’État vise à simplifier certaines procédures, notamment pour la réhabilitation ou la densification de l’existant, tout en préservant la rigueur sur les enjeux énergétiques.
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Bientôt la prise en compte de l’usage futur ? De plus en plus, les collectivités imposent des « diagnostics d’usage » en amont, pour réfléchir à la modularité des espaces, la qualité des parties communes ou l’intégration de “tiers-lieux”.
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Renforcement de la lutte contre l’artificialisation des sols : l’objectif ZAN oblige à limiter l’extension des zones constructibles et à promouvoir la densification (source : Ministère de la Transition écologique, 2023).
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Ville et biodiversité : Dès 2025, les permis de construire en zone urbaine devront prévoir des solutions pour la perméabilité des sols, la désimperméabilisation et l’implantation de nature (toitures végétalisées, jardins partagés, refuges pour la faune).
La construction neuve, espace de tension entre l’innovation, la réglementation et les besoins fondamentaux de la population, n’a jamais été aussi encadrée — ni aussi appelée à se réinventer. Les débats autour de la faisabilité économique de la RE2020, du foncier rare, et de l’avenir de la maison individuelle interrogent : quelles marges de manœuvre restera-t-il demain à la fabrique du logement, et de quelle manière saura-t-on concilier objectifs collectifs, faisabilité technique et attentes d’habitabilité ?
Références principales : Ministère de la Transition écologique, Ademe, CEREMA, ANSES, Fédération française du bâtiment, Cour des comptes