Île-de-France : volume record, mais pas la pire proportion
L’Île-de-France se distingue par le nombre absolu de passoires thermiques (environ 1,1 million), en lien direct avec la densité urbaine et le poids des copropriétés anciennes, notamment à Paris et dans la petite couronne. La rénovation du parc, souvent constitué d’immeubles élevés bâtis avant 1975, se heurte à plusieurs obstacles : complexité du collectif, coût élevé, reste à charge dissuasif pour les copropriétaires modestes.
Mais en proportion du parc, ce sont certaines régions rurales ou périurbaines – typiquement le Grand Est ou la Bourgogne-Franche-Comté – qui battent des records. Ici, la combinaison d’un bâti ancien, souvent mal isolé, chauffé au fioul ou au bois, et d’un parc plus dispersé, rend la rénovation structurellement plus complexe – et parfois moins rentable au regard du marché local.