État des lieux statistique : où en est vraiment le parc français ?
En 2023, la France compte environ 37 millions de logements, dont 30 millions de résidences principales. Mais où en est ce parc au regard des diagnostics de performance énergétique (DPE) ? Depuis 2021, le DPE a été réformé pour fiabiliser les données et offrir une grille de lecture plus homogène (Ministère de la Transition écologique). La répartition par classes énergétiques, selon l’Observatoire National de la Rénovation Énergétique, donne une vision sans appel :
- Classe A/B (logements performants ou très performants) : à peine 7% du parc principal en 2022, concentrés pour l’essentiel dans les constructions neuves ou récemment rénovées.
- Classe C : environ 18% du parc.
- Classe D : 31% du parc, soit le segment majoritaire.
- Classe E : 23%.
- Classe F : 13%.
- Classe G (véritables passoires thermiques) : 7%, soit environ 2 millions de logements (ADEME, 2023).
Ces chiffres massifs rappellent que, malgré un discours centré sur la transition énergétique et la rénovation, le parc français reste ancien (plus de la moitié bâti avant 1975) et très énergivore pour une large part. L’enjeu n’est pas théorique : la précarité énergétique touchait, selon l’ONPE, 12 millions de personnes en 2022, dont une majorité vivent dans des logements mal isolés ou équipés de systèmes de chauffage peu efficaces.