Pourquoi certaines régions seulement ?
L’attractivité touristique et patrimoniale
Premier levier, la dimension touristique. Le poids des séjours saisonniers dans certaines régions rend l’achat de logement d’appoint économiquement pertinent, voire rentable pour l’investissement locatif occasionnel. Les communes littorales cumulent :
- Patrimoine naturel et bâti réputé
- Climat attractif
- Accessibilité ferroviaire ou routière accrue (LGV Atlantique, autoroutes A7 et A63, …)
La demande se cristallise donc sur des espaces « de villégiature » reconnus, accentuant l’écart territorial avec des zones moins touristiques.
Effet prix et rendement locatif saisonnier
Certains territoires, affranchis des plafonds métropolitains, offrent un rapport surface/prix avantageux. À la fois accessible à l’achat pour des citadins, et susceptible de générer un rendement locatif élevé via des plateformes comme Airbnb (source : Les Echos). Ainsi, acheter une maison en Creuse ou dans les Landes coûte jusqu’à trois fois moins cher qu’en Île-de-France, tout en dégageant des revenus saisonniers non négligeables lors des pics d’affluence touristique.
Déséquilibres économiques et démographiques
Cependant, la croissance des résidences secondaires ne profite pas à tous :
- Zones industrielles, campagnes sans valorisation touristique, villes en décroissance démographique : progression marginale ou stagnation des résidences secondaires.
- Déséquilibre générationnel : certains villages se transforment en « communes-greniers », peuplées à 75 % par des résidences secondaires en été seulement (exemple : Leucate – Observatoire des territoires).
Ainsi, la tendance s’accroît principalement dans les territoires perçus comme attractifs, accessibles, ou « vendables », tandis que le reste du pays demeure à l’écart.