Transition énergétique et adaptabilité du parc face aux mobilités résidentielles
La mobilité résidentielle interroge aussi la capacité du parc à répondre aux nouveaux enjeux environnementaux. Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) aggrave la tension sur certains types de logements : nombre de logements de classe F ou G deviennent inéligibles à la location, ce qui soustrait environ 500 000 biens au marché locatif privé d’ici fin 2024 (source Ministère de la Transition écologique).
Ce phénomène contraint la mobilité des ménages modestes, dont le budget ne permet pas une accession rapide aux logements récents – ce qui accroît la demande de logements sociaux ou d’intermédiaires, mal répartis à l’échelle nationale.
En outre, les mobilités résidentielles post-crise sanitaire ont accru la demande pour des logements intégrant la performance énergétique, générant une double dynamique : d’un côté, l’accélération de la rénovation d’appartements dépréciés dans les centres anciens ; de l’autre, la pression croissante sur les villes moyennes et campagnes, où le parc ancien, souvent peu performant, se trouve sous tension pour répondre à cette nouvelle demande.