Panorama de la vacance en France : tendances et nuances territoriales
La vacance, entendue au sens statistique, recouvre toute absence d’occupation dans un logement qui pourrait théoriquement être habité. Cette notion, simple en apparence, recèle de multiples réalités :
- Vacance structurelle : logements dégradés ou inadaptés, qui peinent à trouver preneur même à faible loyer.
- Vacance conjoncturelle : délai naturel entre deux occupations, soit généralement quelques mois.
- Vacance spéculative : choix de propriétaires retenant délibérément les biens hors marché, dans l’attente d’une plus-value ou d’un projet autre (réhabilitation, transformation, etc.).
Depuis 2000, la part de logements vacants s’est accrue, mais la dynamique n’est pas homogène. En métropole parisienne, le taux peine à dépasser 7 %, contre plus de 10 % dans plusieurs villes moyennes en décroissance ou dans des territoires ruraux (source : Insee, Fnaim, 2023). Notons que la vacance varie très fortement même à l’intérieur d’une même région :
- En Île-de-France, tension maximum sur Paris (5,9 % de vacants) mais jusqu’à 18 % dans certaines communes de grande couronne*.
- Dans le Grand Est, certaines sous-préfectures dépassent les 15 %, face à des villes attractives (Strasbourg, Nancy) où la vacance reste faible (6-7 %).
*Source : Insee, estimations 2023