Des conséquences durables sur l’accessibilité au logement
Le poids croissant des résidences secondaires contribue à une raréfaction de l’offre permanente et exerce une pression à la hausse sur les prix, tant à l’achat qu’à la location annuelle. Entre 2020 et 2023, le prix moyen dans certaines villes littorales a bondi de plus de 20% (Notaires de France, 2024), alors même que les revenus des locaux progressaient moins vite.
| Ville |
Prix/m² (2020) |
Prix/m² (2023) |
Variation (%) |
% résidences secondaires |
| Biarritz |
6 000 € |
7 700 € |
+28% |
40% |
| La Baule |
4 500 € |
5 700 € |
+27% |
63% |
| Chamonix |
8 500 € |
10 000 € |
+17% |
70% |
Dans ces territoires, le marché du logement permanent s’étiole, et de nombreux ménages actifs – jeunes, travailleurs saisonniers, familles – se retrouvent exclus. La flambée des prix impacte également l’offre locative : nombre de logements sont retirés du marché pour être transformés en meublés touristiques ou en résidences secondaires. Selon l’Observatoire des Loyers, certaines stations balnéaires voient leur stock de locations à l’année diminuer de moitié en une décennie.