Effet Covid : la rupture silencieuse dans les usages et aspirations
2020 a marqué un tournant : avec la crise sanitaire, l’aspiration à plus d’espace, de nature et de multiple pied-à-terre s’est accélérée. Plusieurs signaux faibles révèlent que la frontière entre résidence principale et secondaire s’estompe : montée du télétravail, allongement de la durée de séjour dans la « seconde » résidence, multiplication du phénomène de « résidence semi-principale » (deux domiciles pour une même famille).
Selon les Notaires de France, entre 2019 et 2022 les achats de résidences secondaires ont progressé de +19 %, au détriment parfois de l’accessibilité du logement principal dans certaines régions – augmentation visible des prix dans le littoral atlantique, l’intérieur du sud et dans les vallées alpines5.
De plus, la tension sur le marché du logement, déjà aiguë dans les centres urbains, s’est accrue du fait du détournement d’une partie du parc vers l’offre courte durée (Airbnb, locations saisonnières). Cet usage « alternatif » brouille la frontière et complexifie la définition même de ce qu’est une résidence principale en 2024.