Ouverture : quelles recompositions du parc résidentiel à l’horizon 2025 ?
Les distinctions binaires entre résidence principale, secondaire et location meublée s’effritent sous la pression de nouveaux modes de vie – montée de la double résidence, “commutativité” des usages, accès restreint au logement dans certaines zones. Pour le législateur et les territoires, le défi sera double : garantir l’accès au logement des actifs locaux tout en ajustant le parc à la versatilité des pratiques contemporaines – dans un contexte de faible construction neuve et de crise énergétique.
Le croisement des données statistiques montre une France de plus en plus fragmentée sur le plan résidentiel, mais aussi une inventivité dans les pratiques d’habitat – solutions intermédiaires, expérimentations d’habitat collectif, essor du micro-logement, etc. Si la société aspire à une plus grande fluidité dans l’usage des logements, cela impose de repenser la régulation, la fiscalité et l’accompagnement des transitions énergétiques pour préserver l’équilibre entre attractivité, justice sociale et sobriété environnementale.
Sources principales : INSEE, SDES, Notaires de France, FNAIM, DGFiP, Observatoire national de la rénovation énergétique, Airbnb DataHub, Rapports parlementaires sur la fiscalité du meublé (2022-2024).