Poêles à bois/granulés et poêles à pétrole : atouts et controverses
Poêle à pétrole : solution de dernier recours ou stratégie d’appoint réelle ?
Le poêle à pétrole reste très utilisé, notamment dans les logements ruraux dépourvus d’électricité fiable : près de 900 000 appareils vendus chaque année en France, selon la Fédération des Énergies Alternatives et de l’Environnement (2023). S’il chauffe vite et fort, son usage intensif est déconseillé : émanations toxiques (monoxyde de carbone, odeurs, COV), réapprovisionnement en liquide polluant, risques d’incendie. l’ANSES recommande une vigilance extrême : bien ventiler la pièce, ne jamais l’utiliser comme chauffage central, éviter avec enfants ou personnes âgées (ANSES, note 2023).
Poêles à bois et granulés : efficacité thermique et sobriété
Longtemps cantonné aux maisons rurales, le poêle à bois (bûches ou granulés) connaît un retour depuis la crise énergétique de 2022 (hausse des ventes de +14% en 2022, Source : Observatoire des énergies renouvelables, 2023). Il présente plusieurs avantages :
- Chauffage “enveloppe” (diffusion douce de chaleur), avec maintien de l’inertie même après arrêt de l’alimentation
- Coût d’usage faible, si le bois est local (entre 0,05 et 0,10 €/kWh)
- Empreinte carbone contenue si le bois provient de filières certifiées
Cependant, leur installation ne se justifie que dans des logements où le conduit d’évacuation (cheminée) existe ou peut être créé ; et le rendement dépend beaucoup de la qualité du bois/granulés et de la ventilation (Ademe, Guide Chauffage au Bois, 2023).